23.08.2008
A QUOI SERT L'OPPOSITION
Il est évident que 2 élus sur 49 ne peuvent pas beaucoup influer sur les décisions de l’équipe majoritaire et encore moins peser sur les votes.
À défaut d’être ecoutés, nous savons cependant que nous sommes entendus.
Un exemple vient de nous être donné sur le dossier de l’abattoir. L’abattoir a un fonctionnement déficitaire depuis de nombreuses années : c’est un état de fait que je dénonce depuis plusieurs années en insistant sur le fait que la CUD y dépense l’argent public en pure perte. Ce qui devait arriver est arrivé : l’exploitant, mis en liquidation judiciaire, a laissé de nombreux impayés dont pour la CUD une ardoise de près d’1 million d’euros. A l’occasion du dernier Conseil de CUD qui a entériné cette perte, M Delebarre, au cours du débat, s’est exprimé en disant qu’il n’était pas sûr que la CUD soit la mieux placée pour gérer l’abattoir. C’est ainsi que sur ce sujet, comme sur d’autres, la majorité socialiste finit par admettre la pertinence de nos positions. Bien sûr ils n’admettront jamais officiellement que nous avons eu raison, mais il se trouve assez de gens parmi ceux qui suivent la politique locale pour reconnaître la clairvoyance de nos propositions. Ce fut ainsi le cas avec la vidéosurveillance dans les bus dunkerquois que j’ai été le premier à préconiser.
Enfin une autre utilité de l’opposition municipale est de rappeler au pouvoir socialiste que justement il n’a pas tous les pouvoirs. Voir à ce sujet notre récente victoire quand, suite à ma requête, le juge administratif a contraint M Delebarre à faire rembourser le salaire versé illégalement aux agents grévistes.
C’est pourquoi, même si le mandat d’opposant s’apparente souvent à la lutte du pot de terre contre le pot de fer, nous avons régulièrement des motifs de satisfaction dans l’action que nous menons.
Et d’ailleurs il ne saurait être question de faire autrement que de s’opposer, en assortissant à chaque fois que possible cette opposition d’une proposition, le plus souvent extraite du projet du Défi Dunkerquois, car les électeurs du Défi Dunkerquois nous ont bien élus pour cela.
philippe eymery
20:28 Publié dans |3| ACTUALITÉ DUNKERQUOISE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : opposant, delebarre, défidunkerquois
18.08.2008
IN MEMORIAM,Jean ANTOINE
Il y a deux ans, ce 7 août 2006, Jean Antoine, nous quittait. Conseiller municipal depuis 2001, auparavant délégué communal de Petite Synthe de 1995 à 2001, Jean avait participé à nos combats depuis de nombreuses années. Au moment ou M Delebarre vient enfin de s’incliner dans l’affaire du jour de grève, j’ai une pensée particulière pour Jean. Plus que tout autre, peut être, il connaissait le prix ce la persévérance en politique. Ensemble, nous avons élaboré plusieurs dossiers devant la justice administrative : des affaires toujours longues de plusieurs années à l’issue souvent incertaine. Ce combat entamé en 2003 se termine par une victoire contre l’injustice, le gaspillage de l’argent du peuple : nous te la dédions.
philippe eymery
21:33 Publié dans |3| ACTUALITÉ DUNKERQUOISE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : persévérance, gaspillage
17.08.2008
jamais 2 sans 3
En décidant en mai 2003 de payer un jour de grève, M. DELEBARRE commettait une faute de gestion que la justice administrative a condamnée. C’est en effet une jurisprudence constante qu’il ne peut y avoir de rémunération pour un service non fait. Faire le contraire revient à officialiser le gaspillage de l’argent des contribuables. 1ère erreur.
Cette faute de gestion était doublée d’une injustice flagrante puisque les agents municipaux qui avaient travaillé ce jour là touchaient le même salaire que ceux qui n’avaient pas travaillé. 2e erreur.
Condamnée une première fois par le tribunal administratif de Lille suite à la requête que j’avais déposée, la Mairie a vu cette condamnation confirmée par la Cour Administrative d’Appel de Douai en juin 2007.
Mais mauvais perdant, M. Delebarre a multiplié les prétextes pour ne pas exécuter le jugement : en affirmant d’abord qu’il n’y a pas de suivi des agents à la Mairie et que de ce fait, il lui était impossible de savoir qui travaillait et qui ne travaillait pas. Quel aveu de mauvaise gestion de la municipalité qu’on n’ose pas imaginer dans n’importe quelle entreprise !
Heureusement le juge administratif ne s’en est pas laissé conter et a exigé du Maire l’exécution de l’arrêt.
Après avoir encore traîné les pieds plusieurs mois, le temps de laisser passer l’élection municipale de mars 2008, M. Delebarre vient de commettre une 3e erreur en retenant injustement une journée de salaire à un agent n’ayant pas fait grève.
Les agents municipaux victimes de cette injustice savent qu’ils peuvent compter sur les élus du Défi Dunkerquois pour défendre leurs intérêts. Quant aux contribuables dunkerquois, qu’ils sachent que M. Delebarre, suite à ce jugement, s’est engagé auprès de la justice administrative à ne plus payer à l’avenir le salaire d’un gréviste lorsqu’il ne travaille pas. Ce qui vaut pour la Mairie, vaut également pour la CUD.
21:08 Publié dans |3| ACTUALITÉ DUNKERQUOISE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : defidunkerquois, gréve
16.07.2008
POLITIQUEMENT CORRECT ET ABSOLUMENT ABSURDE
Histoire vraie que nous rapporte Michel Schiffres dans un de ses billets du Figaro.
Un aéroport anglais recherche un contrôleur aérien ; pour ce poste, il est demandé une excellente vue. Et c’est encore plus vrai pour ce petit aérodrome ou beaucoup d’observations de changements climatiques se font à l’œil nu.
Les responsables de l’aéroport publient donc une offre d’emploi : il y est précisé que les candidats peuvent demander un dossier complet en braille !! Etonnant et absurde me direz vous. Explication donnée par les responsables de l’annonce : il fallait éviter les éventuelles accusations de discriminations. Et comme si ce n’était pas assez, l’Institut national des aveugles qu’il s’agissait d’une « bonne pratique »
Le Défi Dunkerquois
22:41 Publié dans |1| LE PROJET | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discrimination, politiquement
15.07.2008
CRISE BOURSIERE:retour à la réalité...enfin
Subprime, spéculation, crise immobilière…Ces différentes explications sont tour à tour avancées pour expliquer les remous bancaires qui se transforment en crise boursiére.Explications un peu courtes qui permettent de ne pas remettre en cause fondamentalement le système financier. Et pourtant cela fait bientôt 10 ans que Maurice Allais, le seul Français Prix Nobel d’Economie, a mis en cause le système monétaire mondial tel qu’il fonctionne. Ce système crée de la monnaie et en inonde le marché très au-delà du besoin de monnaie pour les échanges. Il faut savoir que moins de 5% de la masse monétaire en circulation sert aux échanges commerciaux. Le reste sert à spéculer, faire de l’argent avec la Bourse…nous sommes en pleine économie virtuelle. C’est par milliers que se comptent aujourd’hui les Jérôme Kerviel et autres « traders », acteurs intéressés en même temps que lampistes faciles d’un système bancaire complice qui les renie quand l’affaire tourne mal.
Depuis qu’en 1973, le Président des Etats-Unis, Richard Nixon, a abandonné l’étalon-or, les Etats-Unis financent leur déficit commercial et budgétaire en faisant marcher la planche à billets. Il est temps que cela cesse.
Espérons que cette crise marquera le retour à la réalité économique qui est d’abord faite du travail des hommes et de la production qui en résulte. Remettre à l’honneur la valeur Travail, c’est aussi souhaiter la fin de ce capitalisme financier.
Philippe Eymery
22:03 Publié dans REFLEXIONS POUR L' AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, travail


